Types de sauvegarde
Les types de sauvegarde diffèrent par la quantité de données copiée à chaque exécution. Le choix arbitre entre espace de stockage et vitesse de restauration. La protection continue des données va plus loin et journalise chaque modification, ce qui rapproche le point de reprise de zéro.
| Type | Ce que copie chaque exécution | Ce qu'exige la restauration | Compromis |
|---|---|---|---|
| Complète (full) | L'ensemble des données | Une seule sauvegarde | Exécution la plus lente, le plus de stockage |
| Incrémentielle (incremental) | Les modifications depuis la dernière sauvegarde, quel que soit son type | La dernière complète et toutes les incrémentielles suivantes, dans l'ordre | Exécutions rapides et compactes ; la plus longue chaîne de restauration |
| Différentielle (differential) | Les modifications depuis la dernière complète | La dernière complète et la différentielle la plus récente | Les exécutions grossissent au fil du cycle |
| Complète synthétique (synthetic full) | Rien de nouveau depuis la source : elle est assemblée à partir de la dernière complète et des incrémentielles suivantes | Une seule sauvegarde | Charge légère de l'incrémentielle, restauration simple de la complète |
Où stocker les sauvegardes
L'emplacement détermine la vitesse de restauration et la capacité de la sauvegarde à survivre à ce qui a détruit l'original.
Une copie locale, sur un second disque, un NAS ou une appliance de sauvegarde, se restaure le plus vite, mais elle partage l'incendie, le vol, l'inondation ou le ransomware qui ont frappé l'original. Une copie externe (offsite), autrefois une bande placée dans un coffre, survit à un sinistre sur le site principal, mais l'accès est plus lent.
Une copie dans le cloud est externe par défaut et facile à faire évoluer, mais le temps de restauration dépend de la bande passante et du volume. Une copie hors ligne (air-gapped) n'a plus de chemin réseau une fois écrite : les malwares du réseau ne peuvent pas l'atteindre, et les plans de reprise après ransomware s'appuient sur elle. Les copies de sauvegarde sont des données au repos et demandent la même protection que l'original. Quand la rétention prend fin, les supports retirés passent par l'assainissement des supports de stockage.
La règle 3-2-1
La règle 3-2-1 est la base standard de la conception des sauvegardes : au moins trois copies des données (l'original plus deux sauvegardes), sur au moins deux types de supports différents, dont au moins une copie hors site.
Une extension courante, 3-2-1-1-0, ajoute une copie hors ligne ou immuable et zéro erreur lors des tests de restauration.
Règles d'enregistrement et réplication
Dans la console Anexet, une règle d'enregistrement définit où vont les données et si elles sont aussi répliquées vers un autre serveur.
Sauvegarde et notions voisines
Le mot « sauvegarde » désigne souvent, à tort, des notions voisines mais distinctes. La différence compte au moment de restaurer.
| Notion | Ce qu'elle fait | Pourquoi ce n'est pas une sauvegarde |
|---|---|---|
| Archive | Conserve des données anciennes, en général retirées du stockage principal, à long terme ou pour la conformité | Sert la conservation, pas la restauration du système actuel |
| Instantané (snapshot) | Référence aux données à un instant donné sur le même stockage, créée presque instantanément | Protège contre les modifications accidentelles, mais tombe en général avec le stockage qui l'héberge |
| Réplication | Recopie en continu les données actuelles vers un second site pour un basculement rapide | Recopie aussi la corruption et la suppression malveillante, d'où son association aux sauvegardes |
| Haute disponibilité | Maintient un service en marche quand un composant tombe en panne | Protège la disponibilité, pas les données supprimées ou endommagées avant le basculement |
Limites et échecs courants
Les sauvegardes couvrent les pannes où la solution consiste à écarter l'état endommagé et à restaurer un état sain connu : défaillance matérielle, suppression accidentelle, bugs logiciels, catastrophes naturelles et ransomware. Ce sont des mesures de récupération, pas de prévention. Une sauvegarde n'arrête ni une intrusion, ni une suppression, ni un chiffrement ; elle limite seulement la perte ensuite.
En pratique, les stratégies de sauvegarde échouent plus souvent à cause de failles de processus que de la technologie :
- Une sauvegarde jamais restaurée en test n'est pas vérifiée. Ces copies se révèlent souvent corrompues, incomplètes ou illisibles précisément quand on en a besoin.
- Une sauvegarde accessible depuis le même réseau et avec les mêmes identifiants que la production peut être supprimée ou chiffrée par le même ransomware. Les volets hors ligne et immuable de la règle 3-2-1-1-0 comblent cette faille.
- Une sauvegarde qui copie des données inutiles et oublie le système important protège la mauvaise chose, aussi fiable soit-elle.
À quoi cela ressemble dans Anexet
Anexet est un produit de DLP et de supervision, pas un logiciel de sauvegarde. Les captures montrent comment il stocke les données, fait tourner les bases, les réplique vers un autre serveur et conserve pendant une durée fixée les données des rapports de sécurité. Un plan de sauvegarde répond aux mêmes questions pour les données de l'organisation.
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RPO et RTO
Deux mesures fixent le calendrier de sauvegarde et le niveau de stockage. Des valeurs basses justifient des sauvegardes fréquentes sur un stockage rapide. Les systèmes qui tolèrent un jour de perte et un jour d'arrêt peuvent être sauvegardés moins souvent, sur des supports moins chers, sans hausse notable du risque.
Le RPO (objectif de point de récupération) est la perte de données maximale tolérée par l'organisation, exprimée en temps. Un RPO d'une heure impose des sauvegardes au moins toutes les heures.
Le RTO (objectif de temps de récupération) est la durée admise pour la restauration avant que l'arrêt ne devienne le problème principal. Un RTO court exige un stockage rapide.
Pour aller plus loin : Mécanismes de sécurité des systèmes d'information.
Une sauvegarde limite la perte après un incident, elle ne l'empêche pas. Une copie jamais restaurée en test n'est pas vérifiée.
